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Rapaces - Album 2000

2. " La Contre-attaque "


Face à la répression, gueule ton opposition,
Place à la contestation, pour la désillusion :
La répression, celle qui gère les infractions
Contre le bastion. Restons en action,

En mission, pour les mener à la démission,
Continuons la lutte, sans rémission.
Restons en action, révoltés sans compromission,
Appelons à l'insoumission...


Rapaces contre-attaque encore et toujours,
Pas de compromis pour nous au cours de nos discours.
Insurgés, comment ne pas l'être en telle situation
D'intense pression policière sur la population ?

Les forces de l'ordre collaborent encore plus fort
Avec le pouvoir se jouant de notre sort.
Pour preuve, les kisdés opèrent sans aucun tact,
Te harcelant, recherchant le contact.

Ils prônent la justice, main sur la crosse,
Se prennent pour des boss, et bombent le torse.
Le pire, et chacun le sait de toi à moi,
Est que leurs actes sont légalisés par l'Etat !

En mission, pour les mener à la démission,
Continuons la lutte sans rémission !
Concentrons notre puissance avec insistance.
Face à la menace, organisons la résistance.

Car Pasqua, sale réac', ancien du sac,
Ordonne à tous ses flics de lancer la traque
Contre les immigrés et la jeunesse révoltée.
Les bourges, rassurés, continuent de faire du blé.

Par l'acceptation, la désinformation,
Les réformes policières passent, quelle que soit notre opinion.
Aujourd'hui l'esprit critique devant l'ennemi s'efface,
Par tous types de tactiques d'abêtissement des masses.

Face à la répression, gueule ton opposition,
Place à la contestation, pour la désillusion !
La répression, celle qui gère les infractions
Contre le bastion. Moi, j'reste en action !

En mission, pour les mener à la démission !
Continuons la lutte, sans rémission...
J'reste en action, révolté sans compromission,
Lucidement, appelant à l'insoumission !


Contrôle d'identité : Pourquoi ? Délit d'existence ?
C'est bien plus que du mépris, c'est de la rage qui m'élance !
La liberté, par leurs actes, ils s'y opposent :
Te ficher, t'oppresser, voilà ce qu'ils t'imposent.

C'est pourquoi on se doit de combattre ces lois
Qui plongent nos vies dans un terrible effroi.
A l'heure où la solution n'est plus que dans l'extrême,
Une seule rengaine exprime vraiment ma haine :

Détruit le système ! T'aimes ou pas, c'est pas l'problème...
Les choses se figent, faut voir où ça nous mène !
Stoppé net, au lieu d'être poussé en avant,
Pour t'exprimer, libre de tout épanouissement.

Le prétexte à tout cela n'est bien sûr justifié
Que par ces fils de bâtards promettant une sécurité.
Contre qui ? Contre quoi ? Les plus défavorisés !
Où il est leur beau principe d'égalité ?

Descendue sans défense, elle est bien belle la France
Qui ne donne pas que des coups de latte à l'adolescence.
Suffit d'ouvrir les yeux : Le business progresse.
D'un côté ils encaissent, de l'autre ils engraissent !

Tout est planifié, et le moindre débordement
Est interpellé par la police et son armement.
La liberté conditionnelle ? Voilà le dilemme !
Alors à tous ceux qui ont cerné le problème...

Refrain


Où sont passés les rêves si chers à la jeunesse
Quand " Métro, boulot, dodo ", le sale slogan des fachos,
S'est imposé dans toutes les têtes, laissant faire le business ?
Arrivistes et conformistes construisent ainsi notre cachot !

Défonce les barrières, défonce le système monétaire.
Défonce leur grand ordre planétaire,
Dans lequel se déchirent des gens qui crèvent la dalle
A côté d'impuissants, victimes d'abrutissement mental,

Victimes d'une répression, qu'elle soit physique ou morale.
L'intention est négative mais aujourd'hui banale.
L'indifférence règne partout sur la terre,
On préfère se taire que de partir en guerre

Contre tous ces gens qui ont de plus en plus d'argent.
Leurs projets en s'appliquant font de nous les agents
Passifs d'un système où tout est bon pour le bénéfice.
Vraiment, les maîtres de la finance ont des jours propices...

Les révoltés qui sont en train de bouger
Savent qu'il est temps de changer la société !
Les révoltés qui aujourd'hui sont en train de bouger
Savent qu'il est encore temps de changer la société...

Si le futur obscur du monde est dans la soumission,
Les Rapaces voient quant à eux leur avenir dans la subversion.
Peut-être que la lutte sera dure face à vos putains de lois,
Mais sachez que jamais nous ne seront vos proies !

Refrain (bis)

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