Retour à la page précédente

Rapaces

" ADhésion "


Sous la mitraille du patronat tenace en reconquête
De nos droits, de nos vies : notre classe est en alerte.
Et de nos entrailles surgit ce cri : Action Directe !
Bientôt, la loi du bourgeois sera punie par la gâchette !

De tous les côtés l’attaque est lancée pour nous écraser,
Détruire les avancées imposées par nos pères ouvriers.
L’hydre financière prépare sur la terre l’enfer,
Par le fer et le sang, ses guerres sèment la misère.

Des armes perfectionnées, des armées surentraînées
La bourgeoisie s’est donnée la capacité d’exterminer
Dans une chasse sans lâche le prolétaire à éliminer,
Pugnace face au réac propriétaire fortuné.

Massacrer est plus rentable que d’tabler sur l’usine
Et déverser l’hémoglobine raffine la gazoline.
Chacale, la vermine libérale planifie la pénurie,
S’emballe : le capital intensifie la barbarie.

L’extraction de la survaleur se heurte aux ultimes limites
De ses propres conditions de survie biologique.
L’obstination des tueurs voleurs flirte avec la faillite
Du globe : le profit est une dévastation endémique.

Vous cibliez les salles ordures qui nous exploitent
Vous les cribliez de balles si dures que leurs impacts,
Marques indélébiles, balisent les plans des architectes
D’une planète sans classes ni Etat, par l’Action Directe.

Des ombres orphelines cheminent les ruines de Poutine.
En trombes, les famines déciment jusqu’en Argentine.
Agonise l’Afrique sous les profits pharmaceutiques…
Le biz du famélique paye les firmes apocalyptiques.

Enfant des curés, des fascistes, l’Union Européenne
Etend la dictature des banquiers aux nations sous tutelle.
Tels des loups voraces, les rapaces de l’UNICE,
Détroussent la populace, se prélassent sur son supplice.

Les crapules du Carlyle Group engagent le noir pillage,
Ridicules, leurs troupes patrouillent, s’enragent à l’étripage
Des peuples déjà bés-tom de trouille sous les pilonnages.
Qui feront le gueuleton de fripouilles bourges nécrophages !

Vampire, l’empire saigne l’être humain jusqu’à l’os,
Conspire le pire des règnes sans fin dans l’atroce.
Des forces polymorphes s’adonnent au triomphe des Boss,
S’affrontent pour la forme, bichonnent les pontes du négoce.

Spéculateurs islamistes, souteneurs d’austères confrères
Et Epurateurs bushistes : les éventreurs sont tous frères.
Comme un tas de verrues, les monstres réactionnaires
Rongent les cadavres des vaincus du front révolutionnaire.

Vous frappiez les centres de l’impérialisme à genoux,
Ripostiez au ventre de l’autoritarisme en joug,
Prêt, mûr pour fusiller, nous exécutant dos au mur.
Vrai, vous hurliez le futur en pressentant la fissure.

D’irresponsables bureaucrates désorganisent la riposte
Contre les minables technocrates qui visent à l’holocauste :
Virons les putes syndicales, approprions nous le combat,
Allons à la lutte finale contre les morpions du patronat !

Les déchets du stalinisme et cette gauche parasitaire
En valets du défaitisme, fauchent l’assaut unitaire.
Et puisqu’il faut écarter ces gangsters totalitaires,
Tachons de les mater de cent mille revers militaires.

Des fumiers d’opportunistes ont infiltré nos rangs.
Ces furoncles citoyennistes ne sont que des flics aspirant
A la résurgence anachronique de l’Etat providence,
De celui qui hier à coup de trique brisa nos résistances.

La classe ouvrière ne se bat pas par la prière
Mais cela na pas l’air d’être clair chez d’austères workers
Qui se prétendent socialistes en s’alliant aux sallafistes.
Il est temps d’flanquer ces complices hors de nos pistes !

L’attaque n’est pas la taxe mais la traque du bourge :
Taré qui dans des accès détraque en krachs à la bourse.
Les vandales de l’égalité auront une peur ineffable
Sous les rafales de nos unités combattantes redoutables.

Vous dénonciez les socio-traitres qui pour neutraliser
Nos coups destinés aux maîtres voulaient nous paralyser.
A ces jaunes est désormais confiée la mission spéciale
D’accompagner, de glorifier la refondation sociale.

Ils vous ont jeté au trou, vous laissant aux oubliettes,
En miettes mais toujours debouts, vous tenez encore tête
Aux ordures de la pénitence qui ruminent la potence,
Vous mâtent en silence où Justice est Absence.

Preuve en est le régime particulier que l’Etat vous impose
Pour que mis à l’épreuve vous basculiez dans la psychose.
Les bourreaux au pouvoir commettent une sordide exaction
Quand ils prônent l’isoloir comme une solide protection.

La machine prison croit pouvoir broyer la révolte
De ceux qui à raison dans l’Histoire ont employé les colts.
Pourtant vos paroles, vos actes sont gravés à la mémoire
Des combattants et font claquer le drapeau de l’espoir.

Car votre défaite est en fait une victoire ouverte
Sur la conquête, jolie fête, du pouvoir aux soviets !
Un nouveau cycle de lutte vient rallumer le feu,
Et pourvu qu’il soit habile à vous libérer, nom de Dieu !

Increvable, la guérilla urbaine renaîtra de ses cendres.
Des villes carcérales germera l’arme qui saura fendre
Les fondements de l’exploitation, des produits du sacrifice.
Le mouvement en sédition se construit des jours propices.

Vous voulez la Révolution Prolétarienne Mondiale,
Vous oeuvrez à cette ambition reine et cruciale,
Et nous vous déclarons par cette tirade au ton net
Que vous avez raison, camarades d’Action Directe !

 

Retour à la page précédente

Toute reproduction de ce texte n'engage que la responsabilité de celui qui la réalise.