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Rapaces

" Ex-pression libre sur l'Europe " (SKX + Rapaces)


(Syndi-k-xion)

De S-W-A à D-double O-G, j'ai testé les connexions effectuées,
calculées au milli-millimétre près, préparés pour paraître,
abattre le fachisme et disparaître !
Ainsi font, font, font trois p'tits tours et puis s'en vont. C'est tout.
C'est tout con. Bon, donc moi je dis qu'l'Europe est une salope.
Le style swing et se faufile entre les filets des polices... Qu'on "Fuck" !
Rapaces à nos côtés pour l'Armada !
Notre vision de l'art a des choses
à prouver, à véhiculer,
reflexions et pensées ;
Informer pour faire bouger le monde entier...

Putain, putain c'est vachement bien !
On est quand même tous des heureux païens.
On n'est pas sorti de l'auberge avec toute cette merde !
La course à l'armement n'a pas fini d'bousiller le terrain.
L'euro qui arrive et les frontiéres sont fliquées...
Ch'ais pas vous, mais moi j'ai l'impréssion de reculer, comme
d'être carroté et berné, falsifié et fâché contre tous les fachos.
"Iii-Diii-Ooo." Ce ne sont pas les vaches qui sont folles
dans ce système qui nique l'économie agricole...
1 Attack de plus comme ça sur le peuple...
Et on voit gros comme une maison l'emeute !!

LA REVOLUTION MONDIALE SE FAIT ATTENDRE
ELLE FAIT PARTIE INTEGRANTE DE LA MONDIALISATION
SEULS LE DIALOGUE ET LES CONNECTIONS MANQUENT.
LES PEUPLES SONT MAINTENUS DANS LA NON-INFORMATION.


(Rapaces)

Le compte à rebours est enclenché : en ce début de 21 ème siècle le système fondé sur la propriété privée des moyens de production est en putréfaction. L'échéance, qui sonnera le glas du Capitalisme, se rapproche irréversiblement ; Reste à savoir ce qui succédera, la barbarie n'étant malheureusement qu'à deux pas.
En attendant, la Bourgeoisie internationale met en place ses ultimes défenses, consciente ou non qu'elle est désormais en sursis.
La baisse tendancielle du taux de profit s'accélère, la saturation des marchés mondiaux s'intensifie à tel point que l'économie est toujours plus menaçante pour la classe qui en profite.
Face à l'insécurité des marchés planétaires, les exploiteurs en sont réduits à disloquer, à détruire, les forces productives.
La recherche effrénée de la diminution drastique des coûts de production consiste présentement à mutiler expérimentalement dans leur intimité la nature et les êtres vivants en manipulant les gênes notamment. Parallèlement, il s'agit de provoquer l'effondrement du coût du travail.
Plus que jamais, la valorisation du Capital s'effectue par l'abomination, la destruction de la civilisation, la haine de l'être humain.
C'est à partir de ces conditions historiques qu'il faut analyser le dernier dispositif majeur créé par les bourgeoisies européennes pour prolonger, coûte que coûte, la durée d'existence du Capitalisme.
Mais si l'Europe des traités de Maastricht et d'Amsterdam est le cadre légale nécessaire au libéralisme déchaîné, elle n'en demeure pas moins l'aboutissement du processus de domination par lequel l'impérialisme nord-américain a soumis les différentes bourgeoisies nationales en Occident depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Aussi tout prolétaire conscient, raisonné et déterminé à lutter doit regarder les institutions européennes comme le bras armé de la classe dominante destiné à ravager les conquêtes de la classe ouvrière pour, dans un même élan, l'écraser définitivement.
Le but du Capital financier international est d'instaurer en Europe la déréglementation généralisée, la privatisation de secteurs jusque là protégés de la libre concurrence tels que les services publics, la protection sociale.
Les syndicats, dont la fonction contre-révolutionnaire est évidente depuis mai 1968, ne sont plus que les simples exécutants des ordres des patrons, en bons partenaires sociaux. Leur rôle est de participer activement à la suppression de tout ce qui peut permettre au salarié de valoriser sa force de travail face à l'exploiteur.
L'Union Européenne c'est aussi le terreau pourri et empoisonné sur lequel poussent les produits de l'agriculture intensive des multinationales et de la recherche publique, objets de modifications génétiques et d'expériences chimiques dans une optique de maximisation des profits.
L'Europe c'est également la mutation de l'Etat providence en structure de défense agressive des bourgeois. C'est la contraction des institutions en appareils de répression et de contrôle social par un recentrage sur les fonctions étatiques les plus brutales : la police, la justice, l'armée.
L'Euro est la monnaie unique qui va permettre à la poignée d'opérateurs ultra-puissants sur le marché financier d'augmenter la spéculation, sur l'échange Euro-Dollar.
L'instauration des institutions européennes supranationales signifie le déclin de la démocratie parlementaire au profit d'un totalitarisme où la finance mondiale dicte à ceux qui gèrent les masses ses ordres indiscutables.
Dans cette perpective, la région tend à devenir l'institution principale au plan local, plus efficace que la dimension nationale pour contrôler les exploités. La tentative de détruire les nations européennes ne se fait évidemment pas par un dépassement du cadre nationale pour établir le communisme mondial et sans frontière. Ce processus de régionalisation vise à détruire ce qui reste de l'unité de classe du prolétariat. La reconnaissance du citoyen libre de pensée et d'opinion va s'éclipser pour faire place au droit de l'individu reconnu strictement par son appartenance communautaire, ethnique ou religieuse. La balkanisation, qui voit se massacrer les prolétaires entre eux est la clause implicite des traités de Maastricht et d'Amsterdam. On comprend donc pourquoi l'Union Européenne s'est érigée avec l'appui total des secteurs les plus réactionnaires des églises catholique et protestante, en complicité avec les représentants du Judaïsme et de l'Islam.
On comprend aussi en quoi les régionalistes sont, en plus d'être des abrutis, des soldats du Capital yankee.
En vue d'absorber toute résistance potentielle, les capitalistes ont fait appel aux appareils issus de l'International socialiste et du stalinisme, afin d'appliquer sans coup férir la politique de vaste offensive contre les exploités. La gauche au gouvernement est une force d'élite dans le sens où elle s'appuie sur sa tradition de relations privilégiées avec la classe ouvrière, qu'elle est d'ailleurs censée représenter, pour parer au mieux toute contre attaque prolétarienne.
Les mouvements citoyennistes comme ATTAC et toutes les organisations dans son sillage répondent fondamentalement au même objectif, à ceci près qu'ils tentent de rassembler une frange du prolétariat légitimement suspicieuse à l'égard des formes classiques de contrôle (les partis et les syndicats).
Face aux exploiteurs, face aux falsificateurs, il n'existe qu'une solution : la destruction des institutions européennes, la destruction du système spectaculaire marchand, l'abolition de la société de classe, en 3 mots : La révolution prolétarienne mondiale.


(Syndi-k-xion)

Il était une fois dans nos paradis perdus,
nos paradis perdus, paradis perdus...
Un monde sans frontières où tout n'existe plus
Mais place aujourd'hui aux sociétés absolues
Dont le but est de produire, dont le but est d'asservir,
Dont le but est de reluire bien plus fort que le soleil.
Il était une fois dans nos paradis perdus,
un paradis perdu, un paradis perdu...

A part le nouveau né innocent immaculé
Quel autre humain peut pretendre etre pur encore?
La pureté ce sentiment subtile et fragile
Un jour nous l'avons tous abritée en notre corps
Nous fûmes le receptacle d'un graal dont il nous reste un goût d'remords,
"La vie, la mort, la mort, la vie, la mort, la vie, la mort !"
Mysticisme, illusion, souffrance, realité
Autant de vérités sont les fondements de notre humanité.

Le monde s'aveugle dans un nuage de poussière compacte
Contact avec l'ére nucleaire qui ne laisse rien intact.
Sans tact mon texte s'incruste dans l'atmosphére ;
SOS d'un troisieme millenaire à bout de nerfs !
Les jours et les nuits s'en vont et reviennent
Night and day, vecer soutrine vecer ;
Quotidienne rengaine qui ma foi altère
Car à quoi sert de vivre quand de proie on sert ?

Rien n'a changé depuis la nuit des temps ;
Des roturiers aux ordres de seigneurs salaces
Ou des prolos sous un gouvernement de bidasses
On ne pense qu'à l'argent, quitte à faire couler le sang
Des flots, des rivières, des mers, des océans,
Refoulant du passé l'air si impur qu'il affecte le présent,
Pourrit notre futur, qu'est ce qu'on laisse à la jeunesse...
"Jeunes gens un peu de respect s'il vous plait !"
Tu parles du respect, mais où est il caché ?
Dans le sacré profané ou la pureté souillée ?

 

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