Rapaces
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" L'Organisation Mondiale du Carnage "
Désormais en pourrissement
avancé, La bourgeoisie internationale n’a aucun réel programme.
Elle navigue à vue dans un océan de mensonge, de privation et
de misère et tire sur tout ce qui bouge à mesure que les immenses
vagues de la contestation des peuples grossissent. Il faut bien comprendre que
cette classe suicidaire est face à un choix tronqué : soit sombrer,
soit détruire l’humanité. Et tous les signes de sa politique
attestent maintenant que la traque à la vie est en marche. Après
un siècle où la domination a frôlé la mise à
mort brutale de l’espèce humaine, elle opte, non sans avoir complètement
écarté ce premier risque, pour une lente agonie de tous. Tout
ce qui a constitué un progrès depuis 500.000 générations
est en passe d’être éradiqué. Vienne le règne
absolu de la marchandise dont le royaume s’étendra bientôt
au plus profond de l’intimité de chacun et dans les paysages détraqués
et stériles de l’harmonie naturelle à jamais abîmée.
Et cette colonisation violente prend les formes les plus vulgaires de toutes
les horreurs connue dans l’Histoire : la décadence impérialiste
génère les réminiscences accélérées
des plus anciennes formes de barbarie, tandis que poursuivant la route qui la
mena à Hiroshima et à Auschwitz, la science aliénée
aux intérêts marchands prépare l’apocalypse dans des
laboratoires où les ordres sont dictés par de sinistres financiers.
Le 11 septembre 2001 a sonné officiellement le début de la chasse
aux peuples, laquelle ne connaît par définition aucune limite.
Voici donc venue l’ère du combat final entre la furie mortifère
d’un capitalisme en phase terminale et l’humain. C’est l’organisation
mondiale du carnage.
L'Organisation Mondiale du
Carnage
Propage l'exploitation et fait des ravages
Capital bastion de tous les pillages
En marge de la vie qu'elle broie sous ses rouages
Le message : Tout pour
le fric et son noyauta/ge
En cage, l'humanité vire à son image
Du bizness qui s'engraisse à tous les éta/ges
Qui blesse agraisse et laisse rien sur son pa/ssa/ge
A peine une voix s'élève
qu'on l'enchaîne
La productivité reine se veut sereine
Entraine l'humanité au fond du gouffre
Où peu règnent et où la majorité souffre.
Le monde étouffe
sous le poids des libéraux
Réalité sombre au delà des idéaux.
Dans une société individualiste où le collectif
Fait pas partie des impératifs !
C'est l'intérêt
privé contre l'intérêt social.
Marche ou crève ! L'idéal : la loi du capital.
Dans un monde supra-national :
(Infernal) Un monde global !
Concentration des richesses
et moyens de production :
L'intérêt social est en voix d'extinction.
Privatisation, division, exploitation :
La loi du capital soumet les populations !
Quand j'constate la misère
intellectuelle de ma génération
Qui va s'appauvrissant.
J'comprends qu'ça correspond
A des directives supérieures d'asservissement.
Une déresponsabilisation
endémique
Qui vise à la désimplication du jeu politique.
Pour faire qu'en conclusion
Chacun accèpte sa condition !
Sa condition, ça
veut aussi dire celle des autres
De ceux qui payent, ceux qui crèvent, dont les richesses se font nôtres.
La terreur, la mort, l'humiliation
Répandues sur terre... C'est la globalisation !
C'est l'intérêt
privé contre l'intérêt social.
Marche ou crève ! L'idéal : la loi du capital.
Dans un monde supra-national :
(Infernal) Un monde global !
L'Organisation
Mondiale du Carnage
Propage l'exploitation et fait des ravages
Capital bastion de tous les pillages
En marge de la vie qu'elle broie sous ses rouages.
Un présent atroce
forgé à coups de crosses
De puissants colosses formés à rompre l’écorce
D’une résistance féroce opposée à l’intox…
:
A présent nos forces sont portées à l’amorce
D’une révolution
sans pitié et populaire
Dont l’évolution, sans douter, est planétaire :
Un mouvement de profondeur, poursuivant dans sa fureur
L’écrasement salvateur du Possédant destructeur.
L’heure n’est
plus aux pleurs ni à la peur résignée
Mais aux vengeurs, punisseurs de l’horreur emmagasinée
Par nos ancêtres jusqu’à nos fils et fièrement assumée
Par de piètres bourges pleins de vices, prochainement laminés.
Létal, sur son passage,
pour tout obstacle à ses pillages
Le Capital, dans son sillage, dessine l’ultime naufrage :
La fin des âges… Et l’abîme est l’unique visage
De l’Organisation Mondiale du Carnage.
Ce processus opéré
par la classe dominante
Démente, dont l’opus enragé est la casse marchande
A pour but : soit formater, soit détruire ce qui existe
Celui qui lutte doit être maté, doit ne plus nuire aux capitalistes.
Les ajustements du FMI structurent
la chute vers la misère,
Injustement dictent l’infamie à toutes les putes des ministères,
Aux commissaires européens, tel Pascal Lamy
Ces pourris austères gardiens du Libéral sans compromis
Pour réduire le coût
du travail ils achèvent les travailleurs
Et pendant qu’eux font ripaille par millions on crève du labeur,
Ou chômeur on meurt étiqueté déchet sociale
Pour le bonheur de la froideur des coffrets de la Banque mondiale.
Pour casser nos droits,
nos dus, ils fondent le communautarisme…
Pour mâter l’individu, ravivent l’obscurantisme
Pour pacifier les pauvres, ils n’ont rien trouvé de mieux
Que L’organisation mondiale des clivages religieux.
Ni l’abrutissement
marchand flagrant qu’ils généralisent,
Ni l’asservissement du Croyant que l’Ecran sacralise
N’auront le dernier mot et de tous les maux répandus,
La religion est de loin le plus sot, le plus étendu.
Des hommes d’affaires
fossoyeurs des libertés démocratiques,
D’une main de fer, imposent leurs velléités tyranniques.
Une bande de bouchers nazis agit ainsi pour le cataclysme,
Commande à Bush ou Sarkozy de bâtir l’autoritarisme.
Frère d’un
empereur du MEDEF, le ministre de l’intérieur
Avec ardeur rassure ses chefs par sa sinistre terreur.
A la lueur de la Dictature, les contre-réformes s’imposent
Par la peur, la censure, le chloroforme à forte dose.
Par logique du fric les
conglomérats médiatiques,
Endémique, conditionnent les données encéphalographiques,
Fixent l’intérêt du bourgeois en vision de la vie unique
;
Dans le cul du populo par le biais du tube cathodique.
Les tonnes de grèves
sont sabotées par les centrales syndicales
Bonnes élèves aux pas dictés par la cabale patronale.
Mais la colère ouvrière ne tolère plus ces traîtres
partenaires
Le prolétaire contestataire doit être autogestionnaire.
Les bulldozers de la réaction
reconquièrent les territoires ;
Ceux que nos pères en sédition illuminèrent d’espoir.
Aussi puisque vous choisissez de briser le consensus,
Sachez que la prochaine saignée sera votre terminus.
Et vos armées de
vermines qui «génocident » en Tchéchénie,
« Néofascisées » par Poutine se destinent à
l’agonie…
Et vos colonnes de cognes qui bastonnent pour le monopole
Du pétrole, rognent l’or noir du Golfe finiront 6 pieds sous sols.
Mais déjà
vos chars reculent foulés par la dynamite
En Bolivie, le peuple déboule et hurle « sus à l’élite
».
Les valets de l’impérialisme en viennent à comprendre trop
tard
Qu’au bout du libéralisme, les pauvres en armes crient victoire…
Comprend bien, camarade,
que l’ennemi de classe est en rade
En panne, et que dans sa panoplie crasse il n’est que cette parade :
Attaques sur les services publics et la protection sociale…
En vrac, les sévices des flics appuient cette mission brutale.
« Sauve qui peut »,
mot d’ordre de l’ordre totalitaire
Qui veut, peut tordre les gorges aux hordes révolutionnaires
Comme à Carlo Giulani , frère victime des tortionnaires
Aux ordres de Berlusconi, pervers aux mains sanguinaires.
L’air empeste la répression
nécessaire à la régression
Sociale, les restes d’émancipation sont en désintégration,
Générale est l’offensive des milices du patronat
Que sont la Police nationale et la Défense… de l’Etat.
Partout l’on bloque,
assomme, pollue, dégomme, fusille,
Le globe n’est plus pour l’homme qu’en somme une ruine hostile.
A l’ère financière les tenants de la production
S’avèrent suicidaires, condamnant les venantes générations.
Pourtant le temps va venir
où nous allons bientôt rire
Voyant vos tympans pâlir, en tombant sous nos tirs
Que les bras spectraux des communards sauront ajuster
Sur vos gras cerveaux de beaux richards aux fronts butés.
Violemment nous vous vaincrons
et réparerons vos ravages
Par l’organisation mondiale de notre rage.
Librement nous édifierons par delà tous les paysages
L’organisation mondiale du PARTAGE.
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